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Publié le 2 mars 2016

S’exprimant lors du « Huawei’s 5G Summit » qui s’est tenu à Munich en février 2014,  Sebastian Zimmermann, patron des solutions de connectivité et de sécurité pour l’automobile chez BMW**, déclarait que « des améliorations sur les services mobiles à haut débit actuels étaient nécessaires pour permettre aux véhicules d’être totalement autonomes et aux piétons d’être protégés, car nous avons besoin de réseaux ultra-fiables, à faible temps de latence et pouvant travailler n’importe où ».

En effet, les voitures complètement autonomes nécessiteront que leur technologie soit pleinement opérationnelle même lorsqu’elles seront hors de portée du réseau d’un opérateur. Ce qui est acceptable pour un smartphone en roaming par exemple, qui subit des petites coupures de réseau, sera inacceptable lorsque la vie des piétons et des automobilistes pourrait être menacée par une interruption de couverture réseau. Sebastian Zimmermann suggérait que la continuité pouvait être assurée grâce à la 5G et à une communication d’appareil à appareil. Contrairement à la communication machine-to-machine qui passe par le réseau, la communication d’appareil à appareil (Device to Device / D2D) s’affranchit du réseau et se fait en direct (c’est le principe du Bluetooth en multidirectionnel). Les voitures doivent pouvoir communiquer entre elles, avec les piétons et avec les cyclistes, en même temps qu’avec les infrastructures voire avec les autorités de régulation. La topologie du réseau 5G sera différente de ce qu’on connaît aujourd’hui avec un cœur de réseau central, des stations de base et des objets venant se connecter au réseau. Dans les futurs réseaux, les objets deviendront des relais du réseau et chaque objet pourra être considéré comme une station de base du réseau. Les besoins de débit pour la voiture connectée du futur seraient de 1Gb/s (gigabit par seconde) par véhicule en transmission sans fil, donc il faudra au moins un réseau 5G pour supporter ces flux. Dans une étude d’Ericsson***, sur la communication D2D étendue aux spécifications LTE, on lit que dans l’ère 5G, le support aux D2D doit être considéré dès le début, ce qui comprend la communication peer-to-peer des données utilisateurs directement entre les appareils, mais aussi l’utilisation d’appareils mobiles (sous Android par exemple)comme relais pour étendre la couverture du réseau. La communication D2D, dans le contexte 5G, devrait être une partie intégrante de la solution sans fil globale plutôt qu’une solution autonome, tout en restant sous contrôle du réseau. Le flux de données va devoir être analysé en temps réel pour en sortir un certain nombre d’informations, c’est le monde du Big Data. Aujourd’hui la technologie 5G est en train d’émerger, mais il faudra environ 15 ans pour qu’elle soit disponible au grand public. Après avoir créé une nouvelle infrastructure 5G, il faudra transformer tout le parc automobile ce qui devrait nécessiter encore 15 ans. Donc, sans accélération des investissements voulue par les pouvoirs publics, il est question d’un horizon de 30 ans (2045). A ce moment-là, l’évolution naturelle de la technologie pourrait nous avoir amené à la 6G, ce qui signifie que le réseau ne sera plus un point bloquant dans l’évolution vers la voiture totalement autonome…

* http://www.healtheffects.org/Slides/AnnConf2014/Wallace-SunPM.pdf

** http://www.computerworlduk.com/news/it-vendors/bmw-5g-could-be-key-self-driving-car-deployment-3501253

*** Ericsson : http://www.ericsson.com/res/docs/whitepapers/wp-5g.pdf

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